CI/ COLERE DES ENSEIGNANTS : LE PUBLIC EN QUETE DE BEURRE, LE PRIVE POUR LA SURVIE

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Depuis quelques jours, la Côte d’Ivoire vit au rythme d’une grève déclenchée par des syndicats d’enseignement revendiquant leur part de primes versées par l’Etat aux fonctionnaires et agents de l’Etat.

Vu la paralysie du système éducatif par cette grève, le gouvernement pourrait revoir sa position dans les prochaines heures, afin de sauver les meubles.

C’est normal de contenter les enseignants du public. Mais l’Etat ne doit pas oublier l’enseignement privé où les arriérés de salaire ont repris leur cycle annuel dans la plupart des établissements scolaires, depuis quelques mois.

Dans le même ordre d’activité ; c’est-à-dire le même système éducatif, certains sont en quête de primes quand d’autres luttent pour leur survie et leur dignité, sous le regard apparemment indifférent des plus hautes autorités politiques du pays.

« L’Etat n’est pas votre employeur. Allez voir vos fondateurs. Contraignez-les à vous payer vos salaires. Même si l’Etat paie en retard, l’Etat paie toujours », répondent certaines de ces autorités aux syndicalistes du privé que nous avons rencontrés.

« L’Etat n’est pas directement notre employeur. Il l’est indirectement puisqu’incapable d’éduquer à lui seul tous les élèves du pays, le privé représente 70% des infrastructures scolaires de l’enseignement général et 60% du technique. Il regorge la plus grande partie des élèves du pays. Ces écoles privées qui emplois plusieurs enseignants diplômés, sont régulées, suivies et évaluées par l’Etat. Pour les fondateurs des écoles privées, l’Etat leur doit de l’argent par rapport à la subvention. Et c’est ce qui explique les arriérés de salaire. Nous sommes actuellement assaillis de toutes parts par nos collègues qui ont des difficultés financières », explique Emmanuel Ehouman, président de l’Intersyndicale de l’Enseignement Privé laïc de Côte d’ivoire (ISEPLCI).

Monsieur Ehouman et ses camarades envisagent d’organiser dans les jours à venir, une Assemblée générale pour apprécier la situation. Car ils ne comptent pas excéder 3 mois de salaires impayés.

Nous y reviendrons !

S.A

COTE D'IVOIREEN COLEREENSEIGNANTS