Malgré la multiplication des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière, l’axe Katiola-Niakara, segment névralgique de la route nationale A3, demeure le théâtre d’accidents meurtriers.
En ce début d’année 2026, deux drames ont déjà endeuillé des familles, relançant le débat sur l’efficacité des mesures de prévention actuelles.
Le premier accident est survenu le 7 janvier 2026 et a coûté la vie à un homme de 52 ans, suite à une collision entre un motocycliste et un camion poids lourd en stationnement sur la chaussée.
Deux jours plus tard, dans la nuit du 9 janvier, un carambolage impliquant quatre véhicules près de Niakara, a fait un mort et trois blessés graves.
Ces accidents mortels illustrent la persistance de l’insécurité routière que l’Etat combat à travers la « Semaine nationale de la sécurité routière » et quelques innovations.
Visiblement, les campagnes de sensibilisation pilotées par la Direction régionale des Transports du Hambol, peinent à éradiquer le mal.
Face à cette recrudescence des accidents, le renforcement du système de vidéo-verbalisation s’impose.
Opérationnel en Côte d’Ivoire depuis septembre 2021, ce dispositif permet de sanctionner automatiquement les infractions tels que l’excès de vitesse, l’usage du téléphone au volant, le non port de la ceinture de sécurité, via des radars fixes et mobiles, avec une notification immédiate par SMS.
Le déploiement de cette technologie sur cet axe international, essentiel pour le transit vers l’hinterland, permettra de modifier les comportements des conducteurs, sanctionner les chauffards avec impartialité, sécuriser le trafic…
Les autorités compétentes sont donc interpellées.
W.B (CORRESPONDANT RÉGIONAL)