KATIOLA /REHABILITATION FERROVIAIRE : LES POPULATIONS INVITEES A RESPECTER LES EMPRISES DE LA VOIE

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Les populations de Katiola ont été sensibilisées, le jeudi 26 février 2026, à la salle de conférence Yul Lambert Omepieu de la préfecture, sur la nécessité de préserver les emprises de la voie ferroviaire.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet des Travaux prioritaires de réhabilitation des infrastructures ferroviaires de Côte d’Ivoire (TPRI).

Le Groupement d’entreprises Easy Management/ID SAHEL a été mandaté par la Société ivoirienne de gestion du patrimoine ferroviaire (SIPF) en qualité de consultant pour réaliser une Étude d’impact environnemental et social (EIES).

C’est dans ce contexte qu’a été organisée cette séance de consultation publique.

Prenant la parole, Eric Kpagni, socio-économiste, représentant le cabinet consultant, a expliqué dans un langage accessible que cette étude se veut participative.

« Nous sommes venus à la source pour recueillir des recommandations pertinentes afin de bien mener les travaux à venir. Il s’agit de comprendre les enjeux environnementaux et sociaux pour trouver des solutions adaptées« , a-t-il indiqué.

DES IMPACTS A ANTICIPER

 Le spécialiste a présenté les principaux défis du projet qui sont :

Les impacts environnementaux négatifs

A propos du sol et de la géologie, il s’agit des risques d’érosion, du compactage et la désertification liés aux terrassements. Sur le plan biodiversité, il a mis l’accent sur la destruction potentielle d’habitats naturels et la dégradation des zones humides. Concernant l’air et les nuisances sonores, il a évoqué les émissions de poussières, de gaz à effet de serre et les perturbations pour la faune et les riverains

Les impacts sociaux négatifs

Il est ici question des nuisances liées au chantier ; des déplacements potentiels de populations ; des risques de propagation des IST/VIH-SIDA ; de la perturbation temporaire du trafic ferroviaire

Les retombées positives attendues

Malgré ces contraintes, le projet présente des avantages significatifs :

Sur le plan environnemental

Il y aura la préservation de la biodiversité ; la protection de la structure du sous-sol ; le maintien de la qualité des eaux de surface et souterraines ; la gestion durable des matériaux d’excavation.

Sur le plan social et économique

Les avantages portent sur la stimulation de la croissance locale ; la dynamisation de la logistique et du commerce ; la création d’emplois. A cela s’ajoutent, l’amélioration de la mobilité et de l’urbanisation ; le renforcement de la cohésion sociale.

UNE SERVITUDE A RESPECTER

Le chef de la délégation a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas empiéter sur les emprises ferroviaires, qui constituent des zones protégées : 25 mètres de part et d’autre de la voie en agglomération et 50 mètres en rase campagne.

« Une servitude existe. Il n’est pas autorisé d’habiter dans ces zones, d’y mener des activités lucratives ou d’y installer des lieux de culte », a-t-il rappelé, invitant les populations déjà installées, à prendre leurs dispositions conformément à la loi ivoirienne et aux normes environnementales et sociales de la Banque mondiale, qui finance ce projet.

Précisons que l’étude de réhabilitation concerne la voie ferroviaire Abidjan-Laléraba département de Ouangolodougou (frontière du Burkina Faso).

Assamba Grégoire Ourega, Secrétaire général de préfecture, représentant madame le préfet de région, préfet du département de Katiola, a salué la qualité des échanges.

« Je félicite tous les participants et reste disponible pour œuvrer au bien-être des populations », a-t-il déclaré.

Il a appelé chacun à relayer largement les informations relatives à cette étude d’impact.

W.B (CORRESPONDANT)

 

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