KATIOLA / FETE DU TRAVAIL : LA PREFETE DE REGION ENCOURAGE LES SYNDICATS A UN ESPRIT DE DIALOGUE, DE TOLERANCE ET DE COHESION

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La fête du Travail du 1er mai 2026 à Katiola au Boulevard de l’indépendance a été marquée par une forte mobilisation des populations.

L’ambiance était en à la fois festive et marquée par des revendications de syndicats du Hambol.

Au cœur des préoccupations : la relance de l’industrie sucrière locale, moteur historique de l’économie régionale.

L’intervention de Koné Keletigui Pierre Claver, Secrétaire de la section régionale de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), lui a permis de saluer les efforts du gouvernement pour l’amélioration progressive du bien-être des travailleurs.​

Toutefois, le porte-parole a lancé un appel solennel pour la réouverture du complexe sucrier de Marabadiassa.Véritable poumon économique de la région il y a quelques décennies, l’usine SODESUCRE représentait bien plus qu’une simple unité de production.

« Sa fermeture a plongé la région dans la précarité. Sa réouverture permettra, comme par le passé, de créer des milliers d’emplois pour les jeunes et redonner de la dignité aux familles du département », a plaidé Koné Keletigui.

DES DOLEANCES DIVERSES 

Au-delà de l’enjeu industriel, les travailleurs ont formulé plusieurs autres requêtes prioritaires.​

Sur le plan infrastructure, ils ont souhaité la réhabilitation urgente du stade Ouattara Thomas d’Aquin.

En outre, ils ont sollicité l’octroi de primes à l’ensemble des fonctionnaires de Côte d’Ivoire.

Concernant le volet social, ils ont négocié la mise en place d’allocations d’intéressement pour les travailleurs licenciés et une lutte accrue contre le chômage des jeunes.

DIALOGUE ET COHESION

Madame Konan Ohoulo Brah Kouassi Juliette, Préfète de la région du Hambol et du département de Katiola, a salué la mobilisation des travailleurs venus des quatre coins de la région.

Rappelant les origines historiques de la lutte syndicale de 1886, elle a exhorté les partenaires sociaux à privilégier la culture du résultat.

« J’encourage les syndicats à promouvoir un esprit de dialogue, de tolérance et de cohésion, tout en respectant scrupuleusement les normes et réglementations en vigueur », a-t-elle souligné.

W.B (CORRESPONDANT REGIONAL)

 

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