PREMIERE EDITION DU WAIIS : LES AMBITIONS DU SECTEUR PRIVÉ OUEST-AFRICAIN

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Lagos, Nigeria | 13 octobre 2026 : – Les plus éminents chefs d’entreprise et institutions financières d’Afrique de l’Ouest ont réaffirmé leur engagement à convertir le vaste potentiel économique de la région en investissements bancables, en industries compétitives et en emplois, à l’issue de la deuxième réunion du Conseil consultatif du secteur privé du Sommet sur l’intégration et l’investissement en Afrique de l’Ouest (WAIIS), tenue à Lagos.

Coprésidée par Son Excellence Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, et Tony O. Elumelu, CFR, Président de Heirs Holdings, la réunion a rassemblé les membres du Conseil — représentant les plus grands conglomérats industriels de la région, des entreprises des secteurs de l’énergie et des mines, ainsi que des institutions bancaires et de financement du développement.

Le Gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, y a assisté en personne, soulignant ainsi le soutien de l’État hôte à cette initiative.

Le Conseil consultatif a pour mandat de placer le secteur privé au cœur de l’intégration régionale : identifier des projets investissables, mobiliser des capitaux africains et internationaux, et conseiller les gouvernements sur les mesures de politique publique nécessaires pour débloquer les transactions.

La réunion a porté sur les quatre secteurs d’ancrage du Sommet : commerce de l’énergie et industrialisation ; minerais stratégiques ; agro-industrie ; et transformation numérique.

En amont de la réunion de Lagos, le Président Bio s’est également entretenu à New York avec Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal et Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, afin de l’informer de l’état des préparatifs du WAIIS et de réaffirmer l’alignement du Sommet sur les priorités de la CEDEAO en matière d’intégration régionale, d’investissement et de mobilisation du secteur privé.

UN MARCHE UNIQUE DE 400 MILLIONS DE PERSONNES

Le Président Bio a présenté le WAIIS comme une plateforme destinée à consolider un marché régional de plus de 400 millions de personnes et à mobiliser les entreprises d’Afrique de l’Ouest et du monde entier afin d’approfondir les échanges commerciaux, l’investissement et la coopération économique.

 « L’Afrique de l’Ouest prend la CEDEAO très au sérieux, et la CEDEAO existe depuis 50 ans. Mais en 50 ans, nous n’avons pas fait suffisamment pour nous intégrer et bâtir un marché consolidé », a déclaré le Président Bio.

« Nous devons constituer un marché commun au service des plus de 400 millions de personnes que nous comptons. C’est pourquoi je mobilise le secteur privé en Afrique de l’Ouest et dans le monde entier afin qu’il se rassemble et s’engage sérieusement en faveur d’un marché libre en Afrique de l’Ouest. » 

Insistant sur la nécessité de passer à l’exécution, le Président Bio a appelé le Conseil consultatif du secteur privé à « transformer les idées en partenariats, les partenariats en investissements, et les investissements en prospérité durable pour notre continent ».

À moins de deux mois du Sommet, le Président a invité le Conseil à passer du plaidoyer à une mobilisation active, en « dialoguant directement avec les investisseurs potentiels, en les mettant en relation avec des projets viables, et en identifiant les déficits de financement, les décisions de politique publique et les autres interventions nécessaires pour faire avancer les transactions ».

 Tony Elumelu, coprésident et hôte de la réunion, a indiqué que cette initiative traduisait la détermination du Président à faire en sorte que sa présidence de la CEDEAO porte ses fruits.

« Lorsqu’il est devenu Président de la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO, Son Excellence a décidé d’apporter une contribution significative et porteuse d’impact, et il a choisi de mobiliser le secteur privé », a déclaré M. Elumelu.

« Il est venu à notre rencontre, un par un. Il souhaite que son mandat ait un impact, et il veut que nous unissions tous nos efforts. Il a fait venir son équipe à Lagos dans le seul but de nous permettre de définir comment, à travers nos différentes entreprises, nous pouvons œuvrer ensemble à la transformation de l’Afrique de l’Ouest. C’est à cela que nous nous engageons. » 

 S’exprimant au nom du secteur privé africain, il a ajouté : « Nous nous réjouissons que nos dirigeants politiques commencent à nous rassembler tous afin que nous puissions avoir un impact bien plus important. Aujourd’hui, il s’agit d’un dialogue qui débouche sur l’action. Cela s’inscrit dans notre aspiration à créer des emplois pour nos jeunes. Personne dans cette sous-région ne devrait être pauvre. Nous disposons de tout ce qu’il faut pour être prospères, et nous espérons que ce moment marque le début de cette prospérité pour tous. » 

 Les membres du Conseil ont approuvé cette approche et se sont engagés à mobiliser des capitaux aux côtés des principales institutions financières de la région — notamment l’Africa Finance Corporation, Afreximbank, Africa50 et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) —, chacune étant représentée au sein du Conseil.

« Nous avons reçu 170 propositions de projets et avons retenu 26 projets concrets, d’une valeur de plus de 10 milliards de dollars, provenant de plus de dix pays. D’ici à Freetown, les 17 et 18 novembre, nous prévoyons que ce portefeuille atteigne 15 milliards de dollars ou davantage. Il ne s’agit pas d’une initiative ponctuelle. Nous continuerons de vérifier si les flux d’investissement se concrétisent et d’identifier ce qui les rend possibles », a déclaré l’Honorable Dr Kandeh Kolleh Yumkella, Envoyé spécial pour le Sommet sur l’intégration et l’investissement en Afrique de l’Ouest (WAIIS) 2026 et Président de l’Initiative présidentielle sur le changement climatique, les énergies renouvelables et la sécurité alimentaire (PI-CREF).

LA RÉPONSE DU SECTEUR PRIVE

« Pour la première fois, les mégatendances mondiales que sont la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, les minerais et la démographie convergent toutes en Afrique, et l’intégration est la clé qui permet de libérer le potentiel de ce marché. Les plans ne réussissent que lorsqu’ils perdurent au-delà des dirigeants. Nous sommes déterminés à pérenniser cette initiative bien au-delà du Sommet », déclare Samaila Zubairu, Président-Directeur général de l’Africa Finance Corporation (AFC).

Oliver Alawuba, Administrateur directeur général et Directeur général du Groupe United Bank for Africa (UBA), a souligné que « la réussite de la raffinerie Dangote montre ce que les capitaux nationaux peuvent accomplir : ce sont des banques nigérianes et régionales qui l’ont financée. Avec UBA présente dans neuf pays d’Afrique de l’Ouest hors Nigeria, nous sommes prêts à mobiliser les ressources nécessaires aux projets bancables. »

Représentant Aliko Dangote, qui avait auparavant fait visiter au Président Bio sa raffinerie de pétrole d’Ibeju-Lekki, à Lagos, le Dr Mahmud Hassan, Économiste en chef du Groupe Dangote, a souligné que « l’électricité constitue la principale contrainte à l’industrialisation de l’Afrique de l’Ouest. À travers l’initiative Power ECOWAS, le Conseil des affaires de la CEDEAO mettra en place un corridor électrique régional financé par des capitaux nationaux, de sorte que là où s’arrête la chaîne de valeur d’un pays commence celle du pays suivant. »

« La plus grande opportunité de l’Afrique réside dans la transformation de nos ressources en industries, en infrastructures et en valeur économique durable. Le WAIIS incarne une vision à laquelle je crois fermement : mobiliser les capitaux, renforcer l’intégration régionale et traduire le potentiel de l’Afrique en investissements bancables. Je salue Son Excellence le Président Julius Maada Bio pour avoir porté cette initiative et le remercie de s’être personnellement entretenu avec les dirigeants du secteur privé au Nigeria. Son leadership témoigne de l’engagement nécessaire pour transformer l’ambition en progrès économique tangible », a déclaré Adewale Tinubu, CON, Directeur général du Groupe Oando PLC.

« L’Afrique de l’Ouest doit aller au-delà de son potentiel et s’imposer comme un pôle économique mondial de premier plan. Grâce au WAIIS, le secteur privé convertit ce potentiel en investissements et en impact, sous l’impulsion de l’innovation, de l’industrialisation et d’une prospérité partagée », a déclaré l’Apôtre Folorunso Alakija, Vice-Présidente exécutive de FA Oil Limited.

« Il ne s’agit pas de discours ; il s’agit de développer des projets. Afreximbank réserve jusqu’à 5 millions de dollars par transaction à la préparation de projets. En collaboration avec des prêteurs partenaires et des banques locales, nous visons à élargir le vivier de projets bancables dans l’ensemble de la région », Kudakwashe Matereke, Directeur des opérations régionales, Afrique anglophone, Afreximbank.

LES GOUVERNEMENTS ET LE SECTEUR PRIVE 

Les membres du Conseil ont souligné que l’ambition du secteur privé doit s’accompagner d’une action résolue des gouvernements.

« Les gouvernements doivent offrir la prévisibilité des politiques publiques, l’efficacité réglementaire et la sécurité nécessaires pour donner aux investisseurs la confiance requise pour engager des capitaux sur le long terme », a souligné M. Elumelu.

Le Gouverneur Sanwo-Olu a remercié le Président Bio et M. Elumelu d’avoir impulsé cette initiative et a souligné l’importance de l’industrialisation et de la libre circulation des biens et des services pour bâtir un marché ouest-africain véritablement intégré.

« Lorsque nous créons cette plateforme unique où nous pouvons nous intégrer et travailler ensemble, les investisseurs peuvent alors venir. En définitive, ce sont des relations d’entreprise à entreprise. En tant que dirigeants politiques, notre rôle est de créer cet environnement et de donner l’assurance que nous sommes prêts, et que nous sommes prêts à faire des affaires. »

La réunion a réaffirmé une conviction partagée : l’Afrique de l’Ouest dispose de l’envergure, des ressources, des talents et de la capacité entrepreneuriale nécessaires pour devenir l’une des régions économiques les plus dynamiques du monde, et le Sommet de novembre doit produire des transactions, et non des déclarations.

À PROPOS DU SOMMET

La première édition du Sommet sur l’intégration et l’investissement en Afrique de l’Ouest se tiendra les 17 et 18 novembre 2026 au Centre international de conférences Julius Maada Bio, à Lungi (Sierra Leone), et réunira des chefs d’État, des investisseurs et des chefs d’entreprise afin de faire progresser l’investissement dans les domaines de l’énergie, des minerais stratégiques, de l’agro-industrie et de la transformation numérique.

COMMUNIQUE WAIIS

 

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