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	<title>PALUDISME &#8211; LesEchosCI</title>
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	<title>PALUDISME &#8211; LesEchosCI</title>
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		<title>LUTTE CONTRE LE PALUDISME : LA DIGITALISATION REVOLUTIONNE LA RIPOSTE AU MOZAMBIQUE</title>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2025 09:29:32 +0000</pubDate>
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<p>Le Ministère de la santé du pays a été confronté à un énorme défi dans le traitement de grands volumes de données provenant de plusieurs domaines de son programme de lutte contre le paludisme. Les autorités sanitaires ont été submergées par de grands volumes de données provenant de diverses sources, ce qui a rendu la collecte et l’analyse des données dispersées et laborieuses, réduisant leur capacité à répondre rapidement aux besoins des communautés.</p>
<p>Pour relever ce défi, le Ministère de la santé a créé en 2022 un référentiel de données appelé Système d’information intégré sur le paludisme. En intégrant ses principaux systèmes de données – données de campagne, données de supervision, données épidémiologiques et données entomologiques – et en les reliant à un tableau de bord visuel et convivial, le ministère a pu recevoir des données en temps réel du terrain, ce qui a permis d’en améliorer la qualité.</p>
<p>En 2023, le pays a commencé à numériser les campagnes de lutte contre le paludisme. Il a commencé par des campagnes de distribution de moustiquaires, puis de chimioprévention saisonnière du paludisme, et a terminé par des campagnes de pulvérisation intra-domiciliaire à effet rémanent. Toutes ces campagnes sont désormais entièrement numérisées et intégrées. Un utilisateur peut se connecter et consulter toutes les informations sur les campagnes, y compris la couverture et les performances, ce qui facilite énormément l’analyse. Les résultats ont été presque immédiats. La durée des campagnes, qui variait de sept à 14 jours, est ainsi tombée à seulement cinq jours.</p>
<p><em>« Nous analysons les données et savons ce qui se passe en temps réel </em>», explique le Dr Baltazar Candrinho, directeur du Programme national de lutte contre le paludisme au Mozambique. <em>« Nous n’avons plus besoin d’attendre des jours que quelqu’un signale un problème. Nous pouvons suivre la couverture et les performances de l’équipe, et surveiller les niveaux de stock. Si un village n’a pas reçu de moustiquaires ou n’a pas été visité par nos équipes, nous savons exactement où il se trouve grâce au GPS. » </em></p>
<p>Le ministère a formé son personnel dans les 11 provinces. Il a ensuite relayé cette formation auprès des distributeurs communautaires, qui mènent des entretiens et recueillent des données au sein de leurs communautés. L’objectif est d’améliorer la collecte et l’analyse des données pour la prise de décisions au niveau des districts.</p>
<p><em>« Au niveau central, nous utilisons déjà ces données pour prendre nos décisions, mais les districts doivent faire de même. C’est un processus de changement de mentalité »,</em> explique le Dr Candrinho. Concernant la collecte, la gestion et l’enregistrement des données, le Mozambique détient l’un des programmes de lutte contre le paludisme les plus avancés au monde et est l’un des rares pays à avoir entièrement digitalisé ses trois campagnes de lutte contre le paludisme.</p>
<p><em>« Au cours de la première année d’introduction de la digitalisation, il a été difficile de trouver des distributeurs communautaires à l’aise avec les appareils mobiles, car beaucoup avaient reçu une éducation limitée »,</em> explique Basílio. <em>« Grâce à la formation, les choses ont changé. Aujourd’hui, les membres de la communauté demandent à devenir distributeurs parce qu’ils s’intéressent au processus numérique. »</em></p>
<p>Le Mozambique est le chef de file en Afrique dans la digitalisation de la lutte contre le paludisme, établissant une référence en matière d’innovation sanitaire régionale. <em>« Au moment où nous exécutons le projet visant à faire progresser la mise en place de référentiels nationaux de données sur le paludisme, le Mozambique fournira des enseignements précieux et les meilleures pratiques, guidant ce qui a fonctionné et la raison pour laquelle cela a fonctionné à mesure que nous étendons les activités à d’autres pays </em>», déclare le Dr Lawrence Kazembe, chef d’équipe du Programme de santé publique de précision au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, qui met en œuvre des innovations similaires dans d’autres pays africains.</p>
<p>Le paludisme est endémique au Mozambique, représentant 3,4 % des cas dans le monde. Le Mozambique est le cinquième pays au monde enregistrant le plus grand nombre de cas. En 2024, plus de 11 millions de cas ont été signalés, exposant l’ensemble de la population à un risque élevé, la prévalence la plus forte de la maladie étant observée dans le nord du pays et le long de la côte de l’océan Indien.</p>
<p>En 2024, le pays a lancé trois campagnes de lutte contre le paludisme grâce au processus numérique, marquant une étape vers une compréhension encore plus complète du fardeau de la maladie, y compris des tendances de mortalité au sein de toutes les communautés du pays.</p>
<p><em>« Grâce à l’initiative « D’une charge élevée à un fort impact » dirigée par l’OMS, nous avons préconisé et soutenu une planification fondée sur les données et fourni des cadres pour la surveillance du paludisme, l’analyse des données, ainsi que des conseils sur la manière d’aligner la numérisation des données sur les processus de prise de décision fondés sur les lignes directrices de l’OMS</em> », explique la Dre Eva de Carvalho, Médecin responsable du paludisme à l’OMS au Mozambique.</p>
<p>La numérisation permet d’utiliser des données factuelles provenant de multiples sources d’information afin d’assurer une allocation efficace des ressources aux communautés les plus touchées et aux populations vulnérables. Elle facilite l’évaluation des programmes et en améliore la performance. Le pays prévoit d’étendre cette approche à d’autres domaines de sa réponse sanitaire. L’initiative a déjà été lancée avec le programme de lutte contre les maladies tropicales négligées. Cette approche aura en fin de compte un impact sur les résultats sanitaires pour les utilisateurs finaux, et donc sur les personnes. <em>« À terme, si nous sommes plus efficaces, la communauté en bénéficiera certainement »,</em> explique le Dr Candrinho.</p>
<p><strong>SERCOM</strong></p>
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		<title>SANTE : L’ÉGYPTE EST CERTIFIEE EXEMPTE DE PALUDISME PAR L’OMS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 11:59:53 +0000</pubDate>
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<p>« <em>Le paludisme, une maladie aussi ancienne que la civilisation égyptienne, et dont les pharaons ont souffert, appartient désormais au passé</em> », a déclaré le D<sup>r</sup> Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. <em>« La certification de l’élimination du paludisme en Égypte est un événement majeur et témoigne de l’engagement du gouvernement et du peuple égyptiens à se débarrasser de ce fléau historique. Je félicite l’Égypte, qui sera une source d’inspiration pour d’autres pays de la région et qui montre qu’on peut y arriver en utilisant les bonnes ressources et les bons outils. »</em></p>
<p>L’Égypte est le troisième pays à obtenir la certification de l’élimination du paludisme dans la Région de la Méditerranée orientale de l’OMS, après les Émirats arabes unis et le Maroc, et le premier depuis 2010. À l’échelle mondiale, ce sont au total 44 pays et 1 territoire qui ont réussi à éliminer la maladie.</p>
<p><em>« Voir l’Égypte certifiée exempte de paludisme aujourd’hui n’est pas la fin du processus, mais le début d’une nouvelle phase. Nous devons désormais travailler sans relâche et avec vigilance pour pérenniser ce que nous avons accompli en maintenant les normes les plus strictes en matière de surveillance, de diagnostic et de traitement, en assurant la gestion intégrée des vecteurs, et en réagissant efficacement et rapidement face aux cas importés. Il sera primordial de poursuivre nos efforts dans tous les secteurs pour faire en sorte que l’Égypte reste exempte de paludisme »,</em> a déclaré S.E. M. Khaled Abdel Ghaffar, Vice-Premier ministre égyptien.</p>
<p><em>« Nous resterons résolument déterminés à préserver la santé de toutes les personnes qui se trouvent en Égypte, sous la direction avisée des autorités, et à renforcer notre système de santé, qui demeure essentiel pour protéger la vie de tous ceux et toutes celles qui vivent et se rendent en Égypte</em>. »</p>
<p>L’OMS accorde la certification de l’élimination du paludisme à un pays après qu’il a été établi, au-delà de tout doute raisonnable, que la chaîne de transmission locale du paludisme par les moustiques <em>Anopheles</em> est interrompue dans l’ensemble du pays depuis au moins trois années consécutives. Le pays doit également démontrer sa capacité à empêcher la reprise de la transmission.</p>
<p><strong>Comment l’Égypte a réussi à éliminer le paludisme</strong></p>
<p>On sait que le paludisme était présent en Égypte dès 4000 av. J.-C. Des preuves génétiques ont notamment été retrouvées sur Toutankhamon et d’autres momies égyptiennes.</p>
<p>Les premières tentatives de réduire les contacts entre les humains et les moustiques en Égypte remontent aux années 1920, lorsque le pays a interdit la culture du riz et d’autres cultures agricoles à proximité des habitations. Alors que la majeure partie de la population égyptienne vivait le long des rives du Nil et que la prévalence du paludisme atteignait 40 %, le pays a désigné le paludisme comme maladie à déclaration obligatoire en 1930, puis a ouvert son premier service de lutte contre le paludisme axé sur le diagnostic, le traitement et la surveillance.</p>
<p><em>« Aujourd’hui, l’Égypte montre qu’en faisant preuve d’ambition, d’engagement et d’unité, il est possible de relever les plus grands défis. Réussir à éliminer le paludisme n’est pas seulement une victoire pour la santé publique ; c’est aussi un symbole d’espoir pour le monde entier, en particulier pour les autres pays d’endémicité de notre région. Cette réussite est le fruit d’investissements robustes et durables consacrés à la mise en place d’un système de santé solide et intégré, au sein duquel la mobilisation communautaire et les partenariats ont permis de réaliser des avancées. La collaboration et le soutien aux pays d’endémicité, comme le Soudan, resteront une priorité »,</em> a déclaré la D<sup>re</sup> Hanan Balkhy, Directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale.</p>
<p>En 1942, le nombre de cas de paludisme en Égypte s’élevait à plus de 3 millions. Ce chiffre s’expliquait, notamment, par les déplacements de population causés par la Seconde Guerre mondiale, par l’interruption des approvisionnements et services médicaux, et par l’invasion du redoutable vecteur <em>Anopheles arabiensis</em>. L’Égypte a réussi à endiguer l’épidémie en créant 16 divisions de prise en charge et en recrutant plus de 4000 agents et agentes de santé.</p>
<p>La construction du barrage d’Assouan, achevée en 1969, a entraîné avec elle de nouveaux risques, puisque l’eau stagnante forme une zone propice à la reproduction des moustiques. En collaboration avec le Soudan, l’Égypte a lancé un rigoureux projet de lutte antivectorielle et de surveillance de la santé publique afin de détecter rapidement les épidémies de paludisme et d’y faire face.</p>
<p>En 2001, la maladie était bien maîtrisée, et le Ministère de la santé et de la population s’est fixé pour objectif d’empêcher la reprise de la transmission locale. L’Égypte a rapidement endigué une petite épidémie dans le gouvernorat d’Assouan en 2014 grâce à l’identification précoce des cas, au traitement rapide, à la lutte antivectorielle et à la sensibilisation du public.</p>
<p>Le diagnostic et le traitement du paludisme sont des services fournis gratuitement à l’ensemble des personnes en Égypte, quel que soit leur statut juridique, et les personnels de santé sont formés à l’échelle nationale pour détecter et dépister les cas de paludisme, y compris aux frontières. Le solide partenariat transfrontière conclu entre l’Égypte et des pays voisins, dont le Soudan, a permis d’empêcher la reprise de la transmission locale, ce qui a ouvert la voie à la certification officielle de l’élimination du paludisme en Égypte.</p>
<p><strong>SOURCE : OMS</strong></p>
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		<title>SANTE / PALUDISME : LA MALADIE ERADIQUEE D&#8217;EGYPTE SELON L&#8217;OMS</title>
		<link>https://lesechosci.net/2024/10/23/sante-paludisme-la-maladie-eradiquee-degypte-selon-loms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 08:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualite]]></category>
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<p>Il concerne, d’après les estimations de l’OMS, 229 millions de personnes dans le monde.</p>
<p>Ce résultat « <em>véritablement historique </em>» est l&rsquo;aboutissement de près d&rsquo;un siècle d&rsquo;efforts pour éradiquer le paludisme, s&rsquo;est félicité l&rsquo;OMS dimanche en annonçant l&rsquo;éradication totale de la maladie d&rsquo;Égypte.</p>
<p><em>« Le paludisme est aussi ancien que la civilisation égyptienne elle-même, mais la maladie qui a frappé les pharaons appartient désormais à son histoire et non à son avenir </em>», a déclaré le chef de l&rsquo;OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué.</p>
<p>Le plus ancien malade connu atteint de paludisme est le pharaon Toutankhamon il y a plus de 3 300 ans, rapporte le correspondant de RFI au Caire, Alexandre Buccianti.</p>
<p><em>« La certification de l&rsquo;Égypte comme pays exempt de paludisme est véritablement historique et témoigne de l&rsquo;engagement du peuple et du gouvernement égyptiens à se débarrasser de ce fléau ancestral </em>», a-t-il ajouté.</p>
<p><strong>Le continent africain majoritairement touché</strong></p>
<p>La certification de l&rsquo;élimination du paludisme est accordée par l&rsquo;OMS lorsqu&rsquo;un pays a prouvé que la chaîne de transmission du paludisme par les moustiques a été interrompue à l&rsquo;échelle nationale pendant au moins les trois années consécutives précédentes. À l&rsquo;échelle mondiale, 44 pays et un territoire ont été certifiés exempts de paludisme.</p>
<p>Et selon l&rsquo;OMS, le paludisme tue plus de 600 000 personnes chaque année, dont 95% en Afrique. Toutefois, si le continent regroupe 94% des cas de la maladie, cinq pays africains figurent sur cette liste : l&rsquo;Algérie, le Cap-Vert, le Lesotho, Maurice et les Seychelles.</p>
<p>En revanche, 70% de la charge mondiale du paludisme pèse sur 11 pays africains : le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l&rsquo;Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Soudan et la Tanzanie.</p>
<p><strong>SOURCE: RFI</strong></p>
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