Le mardi 21 octobre 2025, à Kigali capitale du Rwanda, s’est ouvert le GSMA MWC25 Kigali.
Selon un communiqué de presse en notre possession, les dirigeants du secteur, des innovateurs et des décideurs politiques venus d’Afrique et d’ailleurs sont réunis pour explorer comment la technologie mobile peut stimuler une croissance inclusive et propulser l’avenir numérique du continent.
L’événement, selon le communiqué, se déroule alors que l’Afrique se tient au seuil d’une révolution numérique susceptible de libérer des opportunités sans précédent à travers la région.
Cependant, pour concrétiser ce potentiel, la GSMA a mis en avant trois priorités urgentes pour les décideurs : l’accessibilité financière des terminaux, le développement de modèles d’intelligence artificielle (IA) linguistiques inclusifs, et la résilience énergétique ; appelant à des réformes politiques audacieuses et à des investissements renforcés pour faire de la prochaine étape de la transformation numérique africaine une réalité.
Vivek Badrinath, Directeur général de la GSMA, a déclaré ceci : « Le secteur mobile africain est l’un des plus dynamiques au monde, mais nous devons surmonter des obstacles persistants tels que le coût élevé des appareils, les problèmes d’accès à l’énergie et le manque d’inclusivité de l’IA. En unissant nos forces : gouvernements, secteur privé et partenaires de développement, nous pouvons rendre l’inclusion numérique abordable, durable et significative pour chaque Africain. »
Pour la troisième année consécutive, Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, a officiellement inauguré le MWC Kigali, qui se déroule sur trois jours avec un programme riche en sessions, sommets et interventions d’organisations internationales et de représentants gouvernementaux.
La session d’ouverture, intitulée « Africa’s Future First – Déterminer la voie vers un avenir numérique », a réuni décideurs politiques, pionniers technologiques et opérateurs autour d’une vision commune : faire évoluer simultanément les infrastructures, l’IA et les réglementations pour garantir une connectivité universelle. Cette édition marque également le lancement du Programme Ministériel de la GSMA, une plateforme dédiée à l’élaboration de politiques visant à accélérer la transformation numérique du continent.
LE RAPPORT GSMA MOBILE ECONOMY AFRICA 2025
Avec la population la plus jeune et à la croissance la plus rapide du monde, l’Afrique se situe à l’avant-garde d’une transformation numérique qui redéfinit tous les secteurs de son économie.
Le rapport GSMA Mobile Economy Africa 2025, publié aujourd’hui, montre comment la connectivité mobile stimule la croissance économique, l’innovation et l’inclusion sur tout le continent.
CHIFFRES CLÉS
En 2024, le secteur mobile a contribué à hauteur de 220 milliards de dollars à l’économie africaine (soit 7,7 % du PIB), une contribution appelée à atteindre 270 milliards de dollars d’ici 2030 (7,4 %).
L’écosystème mobile a soutenu environ 8 millions d’emplois (5 millions directs et 3 millions indirects) et généré 30 milliards de dollars de recettes publiques en 2024.
416 millions d’Africains utilisent désormais l’internet mobile, un chiffre qui atteindra 576 millions d’ici 2030 (33 % de la population).
Le taux d’adoption de la 4G passera de 45 % à 54 %, tandis que les connexions 5G devraient bondir de 2 % à 21 % d’ici 2030.
L’écart de couverture sur le continent est inférieur à 5 %, mais un écart d’usage persiste, touchant 960 millions de personnes, dont 790 millions en Afrique subsaharienne ; le plus grand au monde.
Entre 2024 et 2030, les opérateurs investiront 77 milliards de dollars dans de nouveaux réseaux, tandis que les revenus devraient atteindre 79 milliards de dollars d’ici 2030.
COALITION POUR L’ACCESSIBILITÉ DES TERMINAUX MOBILES
Aujourd’hui, la GSMA et six des plus grands opérateurs africains – Airtel, Axian Telecom, Ethio Telecom, MTN, Orange et Vodacom – ont proposé une nouvelle norme industrielle pour un smartphone 4G d’entrée de gamme abordable.
Cette initiative, inscrite dans le cadre de la Coalition pour l’accessibilité des terminaux mobiles, vise à réduire le coût des smartphones et à élargir l’inclusion numérique à travers l’Afrique. Un succès récent a été observé en Afrique du Sud, où le gouvernement a supprimé la taxe ad valorem de 9 % sur les smartphones d’entrée de gamme vendus à 2 500 R (150 USD) ou moins ; une mesure décisive pour élargir l’accès numérique à des millions de personnes.
MODÈLES D’IA POUR LES LANGUES AFRICAINES
Autre thème majeur du MWC Kigali cette année, The AI Future met en lumière la façon dont l’innovation menée par l’Afrique transforme l’IA en solutions concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la finance.
Dans cette optique, la GSMA, aux côtés des principaux opérateurs mobiles africains et de l’écosystème de l’IA – Airtel, APHRC, Awarri, Axian Telecom, Cassava Technologies, Ethio Telecom, Masakhane African Languages Hub, Lelapa AI, MTN, Orange, Pawa AI, Qhala, World Sandbox Alliance et Vodacom; a annoncé une collaboration à l’échelle continentale pour développer des modèles linguistiques d’IA africains inclusifs.
Sous la bannière commune « AI in Africa, by Africa, for Africa », cette initiative vise à renforcer l’écosystème africain de l’IA en comblant les lacunes en matière de données, de puissance de calcul, de talents et de politiques, tout en garantissant que les langues, cultures et savoirs africains soient représentés dans l’avenir numérique mondial.
ALIGNER LES POLITIQUES VIA LE PROGRAMME MINISTÉRIEL
Un accès fiable et abordable à l’énergie reste un facteur essentiel de l’inclusion numérique.
Le rapport GSMA Mobile Economy Africa 2025 souligne que plus de 80 % de la population mondiale non électrifiée vit en Afrique, ce qui en fait un obstacle fondamental à la transformation numérique.
Sans électricité fiable, les communautés ne peuvent pleinement tirer parti de la connectivité mobile, des services numériques ou de l’expansion du haut débit.
Les ministres et régulateurs réunis dans le cadre du Programme Ministériel de la GSMA exploreront comment aligner les politiques nationales de l’énergie et du numérique, afin de libérer tout le potentiel de ces deux leviers pour : alimenter les services numériques, améliorer les moyens de subsistance, stimuler un développement durable, et accompagner la transition de l’Afrique vers une économie moderne et connectée.
Angela Wamola, Directrice Afrique de la GSMA, a conclu : « Ici à Kigali, le message est clair : l’Afrique dispose du talent et de l’ambition, mais des réformes sur l’accessibilité, l’IA et l’énergie sont essentielles pour favoriser une croissance inclusive et garantir que chacun bénéficie de l’économie numérique »
S.A
INFO : SERVICE PRESSE