Ce mardi 21 octobre 2025, Kigali au Rwanda, la GSMA en partenariat avec Airtel, le Centre Africain de Recherche sur la Population et la Santé (APHRC), Awarri, Axian Telecom, Cassava Technologies, Ethio Telecom, le Masakhane African Languages Hub, Lelapa AI, MTN, Orange, Pawa AI, Qhala, la World Sandbox Alliance et Vodacom, a annoncé une collaboration panafricaine visant à renforcer l’écosystème de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique grâce au développement de modèles linguistiques d’IA inclusifs dédiés aux langues africaines.
Cette annonce a été faite via un communiqué de presse dont nous avons reçu copie.
Selon la note, l’initiative vise à mobiliser les ressources et les expertises nécessaires pour combler les lacunes en matière de données, de puissance de calcul, de talents et de politiques publiques, afin de garantir que les langues, cultures et savoirs africains soient pleinement représentés dans l’avenir numérique mondial.
Sous la bannière commune « Des modèles linguistiques d’IA en Afrique, par l’Afrique, pour l’Afrique », cette initiative cherche à combler le fossé linguistique du continent en matière d’intelligence artificielle, afin d’assurer une représentation juste et équitable des voix, cultures et connaissances africaines dans l’univers numérique mondial.
La GSMA reconnaît les efforts déjà déployés pour promouvoir l’adoption de l’IA en Afrique, mais souligne que des défis structurels persistent. Elle appelle ainsi les acteurs de l’écosystème à s’unir pour harmoniser leurs efforts et accélérer collectivement le développement de l’IA sur le continent.
Aujourd’hui, les principaux grands modèles de langage (LLM) sont construits autour d’un nombre limité de langues mondiales, ce qui restreint l’accès et la pertinence pour des milliards de personnes dont la diversité linguistique et culturelle demeure sous-représentée en ligne.
Comme le souligne la série de rapports de la « GSMA IA for Africa », plus de
2 000 langues sont parlées sur le continent, mais seule une fraction est prise en charge par les systèmes numériques ou les modèles d’IA.
Ce manque d’inclusion risque d’aggraver les fractures numériques et économiques existantes.
En développant des modèles d’IA linguistiques entraînés sur des langues africaines et des données locales, cette initiative entend autonomiser les entreprises, les gouvernements et les communautés afin de créer des applications et cas d’usage innovants adaptés aux réalités africaines, qu’il s’agisse de services clients, d’éducation, de santé, d’industries créatives ou de services publics.
Toujours selon la note, cette initiative fait suite à une étude de faisabilité menée par la GSMA et ses membres régionaux, laquelle a confirmé que la création de modèles linguistiques dirigés par des acteurs africains est à la fois techniquement faisable et économiquement viable.
Toutefois, l’étude souligne que le succès repose sur un leadership collectif, des investissements coordonnés et une collaboration renforcée, plutôt que sur des efforts fragmentés.
CONSTRUIRE L’AVENIR NUMÉRIQUE DE L’AFRIQUE
Notre source ajoute que l’étude a identifié quatre domaines clés à renforcer : les données, la puissance de calcul, les talents et les politiques publiques. La collaboration panafricaine encouragera la co-création et mobilisera les opérateurs, gouvernements, chercheurs, fournisseurs de technologies, investisseurs et partenaires du développement pour combler ces lacunes et accélérer les progrès.
Pour concrétiser cette ambition, des groupes de travail dédiés seront mis en place afin de générer des avancées mesurables dans chacun de ces domaines.
Les partenaires se sont engagés à présenter régulièrement leurs résultats et partager leurs enseignements lors des prochains événements de la GSMA, garantissant ainsi la transparence, la responsabilité et un élan durable vers un avenir africain de l’IA inclusif.
APPEL À L’ACTION
En adoptant une approche intégrée et axée sur la résolution de problèmes, la GSMA et ses membres collaborent avec l’écosystème africain de l’IA pour libérer des opportunités dans les domaines des données, de la puissance de calcul, des talents et des marchés.
Cet effort collectif stimulera l’innovation, renforcera la souveraineté numérique du continent et accélérera la mise à l’échelle de l’IA en Afrique dès aujourd’hui.
Les partenaires de l’écosystème : startups, universités, industries créatives, société civile, bailleurs de fonds et acteurs technologiques mondiaux, sont invités à rejoindre et contribuer à cette ambition commune.
Angela Wamola, Directrice Afrique de la GSMA, a déclaré ceci :
« La diversité des langues et des cultures africaines constitue l’une de nos plus grandes richesses, mais elle a trop souvent été négligée dans le développement des systèmes d’IA mondiaux. Cette initiative vise à transformer ce défi en opportunité : en bâtissant une capacité africaine en IA, en stimulant l’innovation locale et en permettant à l’Afrique de façonner son avenir numérique selon ses propres termes. Ensemble, nous pouvons rendre l’IA plus inclusive, plus pertinente et plus représentative du monde dans lequel nous vivons. »
S.A
AVEC COMMUNIQUE GSMA