L’Association du transport aérien international (IATA) a organisé une rencontre virtuelle avec les médias d’Afrique ce jeudi 18 décembre 2025 de 10 heures à 10h 45mn GMT, avec pour modératrice Haya Zaiden, Manager régionale communication de IATA.
Ce fut l’occasion pour Somas Appavou, Directeur régional des Affaires extérieures pour l’Afrique de l’IATA, d’exposer sur le point de la situation et des perspectives sur le secteur de l’aviation en Afrique.
Il a en effet, apporté un éclairage sur les dernières évolutions du marché, les principaux défis régionaux ainsi que les priorités stratégiques de l’IATA pour le continent.
Pour lui, le potentiel du transport aérien en Afrique est freiné par des barrières telles que la faible part de marché, la faiblesse des liaisons régionales, le manque de compétitivité des transporteurs locaux.
En plus, les pressions sur la chaîne d’approvisionnement pèsent lourd sur le secteur en Afrique. Car les aéronefs sont en majorité 5 ans plus vieux que la moyenne et consomment plus de carburant.
Aussi, le coût de faire des affaires en Afrique n’est pas aisé dans la mesure où le carburant coûte 17% plus cher et 954 millions de dollars sont bloqués dont 307 millions de dollars en Algérie, sur 23 pays africains.
Cependant, la bonne note est l’ouverture des frontières de plusieurs pays africains avec des entrées sans visas.
Les champions de la mobilité sont les pays comme le Bénin, la Gambie, le Rwanda, le Seychelles et le Ghana.
En fait, 28% des routes intra-africaines sont exemptes de visas contre seulement 20% en 2016.
Il y a un progrès du numérique de 44% des pays africains, selon Somas Appavou.
Ces pays offrent le visa électronique 3 fois plus qu’en 2016.
Pour M. Somas, le soutien gouvernemental est essentiel pour libérer le potentiel de l’aviation en Afrique.
Il s’agit de faire de l’aviation une priorité stratégique, cesser de surtaxer l’industrie, investir dans les infrastructures rentables, permettre une plus grande connectivité.
Les priorités pour l’Afrique doivent être la réduction des fonds bloqués, des aviations abordables et une meilleure connectivité, a-t-il ajouté.
En guise de prévision en 2026 pour l’Afrique, M. Somas annonce un bénéfice net de 200 millions de dollars, une marge nette de 1,3% ; 1,2% par passager, une demande du secteur passagers de 6,0%. Nous y reviendrons !
SA