HAMBOL/ IMMATRICULATION DES ENGINS A 2 ET 3 ROUES : LE CALVAIRE DES USAGERS

UNE IMAGE D'ENGINS A DEUX ROUES. PH.DR
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Dans la région du Hambol composée par les départements de Katiola, Niakara et Dabakala, obtenir une plaque d’immatriculation ou une carte grise pour un engin à deux ou trois roues est un véritable parcours du combattant.

Si le système semblait fluide entre 2022 et 2024, les usagers déplorent une lourdeur administrative brutale du service depuis le début de l’année 2025.

Rencontré le jeudi 22 janvier 2006 à Dabakala, ​Coulibaly K., commerçant ambulant, a exprimé s’est exprimé en ces termes : « Depuis le premier semestre 2025, l’immatriculation des engins neufs est devenue un casse-tête chinois. À l’achat, nous ne recevons qu’un document provisoire. Pour la régularisation, nous devons parcourir plus de 120 km jusqu’à Bouaké. »

Cette situation contraint les propriétaires de ces engins à des déplacements coûteux et répétés pour se conformer au décret n° 2016-864 du 3 novembre 2016 portant réglementation de l’usage des voies routières ouvertes à la circulation publique et instituant l’immatriculation obligatoire des véhicules à moteur.

Face aux difficultés actuelles, les usagers appellent à une décentralisation des services.

À Niakara, K.D., conducteur de tricycle, suggère une solution concrète : l’ouverture d’une Antenne régionale de la Direction régionale des Transports de Katiola, chef-lieu de région, afin de désengorger les services de Bouaké pour réduire la souffrance des usagers.

DES CONSEQUENCES SUR LA SECURITE ROUTIERE

Au-delà des contraintes logistiques, l’absence d’immatriculation pose un grave problème de sécurité publique.

Interrogé ce vendredi 23 janvier 2026 à la gare de Katiola, Soro L., opérateur économique, souligne des failles dans le contrôle routier.

Car de nombreux engins non immatriculés échappent à la vidéo-verbalisation et aux radars automatiques, notamment sur l’axe Bouaké-Niakara.

En outre, en cas d’accident, l’on n’a aucune information sur l’identité des conducteurs et des propriétaires des engins, laissant les victimes sans recours.

​​Face à la situation, les opérateurs économiques et les populations du Hambol sollicitent l’intervention du ministère des Transports pour simplifier les procédures et rapprocher l’administration des administrés.

Car cela va garantir la sécurité et la légalité sur les routes de la région.

W.B (CORRESPONDANT REGIONAL)