Depuis l’élection de Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA, un conflit ouvert l’oppose à un haut cadre dudit parti, en la personne de Jean-Louis Billon.
Le parti reproche à M. Billon d’être indiscipliné. Car celui-ci a récemment annoncé sa candidature aux élections présidentielles et est même en pré-campagne alors que le PDCI-RDA ne choisit son candidat qu’à l’issue d’une Convention dont la date n’est pas encore connue.
L’on lui reproche également d’adresser des propos discourtois au président du parti.
Jean-Louis Billon est donc convoqué par le Conseil de discipline du parti et pourrait faire face à des sanctions disciplinaires qui pourraient aller jusqu’à son exclusion.
Malgré cela, l’homme d’affaires ivoirien bénéficiant d’une influence économique indéniable, affiche une sérénité qui emmène tout le PDCI et les pro-Thiam à se poser des questions : Jean-Louis Billon a-t-il un plan B ? Si tel est le cas, quel est ce plan ?
En effet, une exclusion de M. Billon du parti pourrait pousser l’homme d’affaires à engager une procédure judiciaire. Car le Conseil de discipline a commis l’erreur fatale de lui demander de se faire assister s’il le veut, par un avocat lors de sa prochaine audition, alors que ce point ne figure pas dans les textes du PDCI.
En cas de sanction grave, Jean-Louis Billon pourrait lancer une procédure judiciaire contre le parti, par le canal de son avocat. Et cela pourrait paralyser les activités du PDCI-RDA.
En dehors de ce plan B, Jean-Louis Billon pourrait tout simplement accepter une suspension ou une exclusion par le Conseil de discipline et devenir candidat indépendant aux élections présidentielles. Ce qui mettra le parti à mal parce qu’il ira certainement avec une grande partie des militants.
Il est vrai que des observateurs trouvent que son staff est une »coquille » vide. Mais en matière d’élections, rien n’est à négliger. Rien n’est gagné d’avance. Toute voix perdue par un parti politique profite automatiquement à l’adversaire.
Le PDCI-RDA est interpellé. Il doit arrêter les tirs groupés contre M. Billon dans les journaux et sur les réseaux sociaux, et songer à organiser une Convention inclusive et transparente. Car ce parti politique, en plus d’être le plus ‘’vieux’’, est dit parti de paix. Il doit conserver cette vertu.
Il faut surtout éviter de faire croire aux militants que le président du parti est d’office le candidat aux présidentielles.
Tidjane Thiam a remporté le 8è Congrès extraordinaire avec un score »russe ». Mais contre quel adversaire ? Jean-Marc Yacé, maire de Cocody, que n’importe quel militant pouvait battre à ce Congrès.
Après cette victoire au Congrès, M. Thiam peut perdre à la Convention contre un Jean-Louis Billon sous-estimé mais mieux organisé dans ses techniques d’approche.
En outre, l’actuel président du PDCI est peut-être plus ancien que M. Billon au sein du parti. Mais le deuxième cité (Billon) maîtrise plus le terrain.
Il faut créer une cohésion au sein du parti, une union sacrée avec ces deux forces, plutôt que de manigancer pour faire un passage en force, après avoir écarté Pierre ou Paul de la Convention.
Le RHDP est le parti au pouvoir. Il constitue d’office, une force pour les futures présidentielles.
Le PPA-CI avec Laurent Gbagbo et son équipe, est en train d’effectuer une montée en puissance.
Donc le PDCI divisé ne pourra pas accéder au pouvoir en 2025.
SA