À Bouaké, chef-lieu de la région du Gbêkê, les engins à deux et trois roues constituent le principal mode de transport urbain.
Cependant de nombreux conducteurs et passagers circulent sans casque, s’exposant à des accidents souvent mortels.
Pour mettre fin à cet incivisme, la phase répressive de l’opération « Tolérance Zéro », initiée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes, a débuté le 2 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire.
Les Forces de l’ordre intensifient ces temps-ci, les contrôles. Et tout engin ne respectant pas les normes de sécurité est systématiquement mis en fourrière.
Ces mesures sont renforcées par la Semaine nationale de la sécurité routière (SNSR), qui se tient chaque mois.
Ce rendez-vous mensuel cumule sensibilisation et répression des comportements à risque (vitesse excessive, usage du téléphone au volant, conduite sous l’emprise de l’alcool…)
LE BILAN SUR LE TERRAIN
Sous l’impulsion d’Oumar Turay, Directeur régional des Transports, et de la Déléguée régionale de l’Office de la sécurité routière (OSER), les campagnes de sensibilisation se multiplient dans le Gbêkê.
Si une amélioration est perçue sur les principaux axes de Bouaké, le chemin à parcourir reste long.
« Il faut plus de fermeté à Bouaké », estime Kouassi T., habitant du quartier Belle-Ville, que nous avons rencontré le samedi 25 avril 2026.
Selon lui, les autorités devraient aussi instaurer une ‘’opération coup’’ de poing baptisée « Pas de casque, pas de circulation ».
Il propose aussi qu’il y ait un quadrillage strict de la ville afin d’obliger les usagers à une prise de conscience qui permettra une réduction considérable du nombre de blessés graves et de décès.
UN APPEL A LA MOBILISATION CITOYENNE
De son côté, Yao E., Fonctionnaire rencontré à une gare routière, plaide pour une approche plus inclusive.
Il souhaite que les responsables des transports impliquent : les chefs traditionnels et leaders communautaires, la société civile, les associations de jeunes et de femmes…
W.B