INTERVIEW AVEC BAMBA AWA, LIVREUSE A GLOVO CÔTE D’IVOIRE

PUBLI-REPORTAGE

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« Glovo permet d’être indépendant et de gagner beaucoup d’argent »

Glovo est une plateforme technologique de premier plan qui met en relation les clients, les commerces et les livreurs, proposant plusieurs catégories de services, notamment auprès de restaurants locaux, d’épiceries, de supermarchés et de magasins de détail.

La majorité des livreurs qui utilisent la plateforme à Abidjan et dans quelques autres villes telles que Bouaké, Grand Bassam ou San Pedro sont des hommes

Nous avons découvert une jeune femme, Bamba Awa qui exerce dans le milieu.

Dans une interview qu’elle nous a accordée, le mercredi 13 mai 2026 au siège administratif de l’entreprise à la Riviera M’Badon, elle a mis en lumière, ses motivations, ses défis et l’impact socio-économique de cette activité pour elle.

Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Bamba Awa, livreuse à Glovo depuis 2021, à plein temps.

Parlez- nous de Glovo

Glovo est une application mobile de services à la demande qui permet d’acheter, de récupérer et d’envoyer n’importe quel produit dans votre ville (repas, courses, etc.) en quelques minutes.

Comment êtes-vous devenue livreuse pour Glovo ?

C’est un de mes cousins qui m’a parlé de Glovo. Il m’a envoyé le lien. Je me suis inscrite en ligne.

Après cette étape, j’ai suivi une formation à Marcory.

C’est cette formation qui m’a ouvert les portes à cette opportunité.

Mais je tiens à préciser que les prérequis pour pouvoir utiliser la plateforme en tant que livreur sont : être majeur, posséder un smartphone, un engin (une moto de préférence), des papiers valides et l’assurance.

Il faut aussi une bonne connaissance des zones géographiques, la ponctualité, la réactivité et un bon sens de l’orientation.
À quoi ressemble concrètement une de vos journées, entre la première et la dernière course avec Glovo ?

Toutes les journées ne sont pas les mêmes.

Quelques fois de la journée au soir, les choses se passent comme sur des roulettes.

Les difficultés sont souvent l’indiscipline des chauffeurs de véhicules de transports en commun.

Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans ce métier au quotidien que les gens ne voient pas forcément ?

Nous devons parfois faire face à des clients malhonnêtes. Je vous donne un exemple.

Il m’est déjà arrivé qu’un client n’ait pas payé une fois la livraison faite, prétextant ne pas avoir de connexion internet pour faire le paiement avec un service mobile money.

Heureusement que Glovo est très proactif pour ce genre de cas.

Glovo rentre en contact avec le client pour en savoir plus sur la situation, parfois quand un client dit ne pas avoir reçu la commande après avoir été bien livré.

Tout est tracé sur la plateforme. Dans certains cas, la somme nous est remboursée après des vérifications par nos responsables.

Quelle expérience vécue en livraison vous a particulièrement marquée positivement et vous a vraiment mis un baume au cœur ?

J’ai beaucoup d’histoires positives qui m’ont marquée. Par exemple, lorsqu’une nuit je suis allée faire une livraison à la Riviera Golfe.

Le client a loué mon courage parce qu’il était pratiquement 23 heures.

Il m’a donné un pourboire assez conséquent.

Le même monsieur m’a vu un autre jour dans un embouteillage, à travers le rétroviseur de sa voiture, m’a reconnue et m’a encouragée encore une fois.

Même à la station-service, des personnes de bonne volonté demandent souvent qu’on me fasse le plein en carburant.

J’ai reçu beaucoup de pourboires de ma prise de fonction à ce jour.

Je les reçois en espèce ou sur mon application.

Pourquoi certains clients s’intéressent tant à vous ?

 Ils s’intéressent à moi parce que je fais un métier où les femmes sont rares. Beaucoup d’entre eux me trouvent battante, courageuse. Leur intérêt est une forme de respect et une marque d’encouragement, ce qui au quotidien m’inspire beaucoup à continuer.
En quoi cette activité a-t-elle changé votre façon de voir le travail, ou même votre vie personnelle ?

Glovo m’a permis de savoir que seul le travail paie. C’est devenu une passion pour moi.

J’exerçais dans un autre domaine avant de devenir livreuse.

Glovo a boosté ma vie professionnelle. Glovo paie bien.

La semaine dernière, j’ai travaillé seulement 4 jours et j’ai gagné 112.000 FCFA en dehors des défis qui sont des avantages financiers liés au rendement.

Il y a trois types de défis qui permettent aux livreurs de pouvoir gagner plus : celui de lundi à vendredi. Il y a le défi de samedi et celui de dimanche.

Le défi est le montant qu’on perçoit en fonction du nombre de commandes (rendement) par chaque livreur.

Il est ajouté au gain hebdomadaire du livreur.

Mensuellement, nous pouvons gagner entre 600.000 FCFA et 700.000 FCFA, voire plus, pour les livreurs à plein temps.

La livraison à Glovo nourrit son Homme.

Pensez-vous qu’il y a une égalité de chances entre femmes et hommes à Glovo ?

Glovo est là pour tout le monde (hommes et femmes).

Je pense que ce sont les femmes qui ne s’y intéressent pas, parce qu’elles se disent que c’est un métier réservé aux hommes.

Pourtant, ce ne sont pas tous les hommes qui peuvent faire les courses que je fais à Glovo.

Je peux par exemple travailler de midi à 3 heures du matin.
Quelles compétences avez-vous développées grâce à votre expérience avec Glovo ?

Cette application m’a permis d’être indépendante, de posséder un mélange de compétences techniques, logistiques et relationnelles. Par exemple, Glovo nous forme sur ces compétences. Le métier m’a appris la rapidité et l’efficacité pour faire mes livraisons.

Quand vous pensez à l’avenir, comment voyez-vous évoluer votre parcours à partir de cette expérience ?

Dans les années à venir, je compte créer ma structure, former des livreuses que je vais peut-être proposer à Glovo.

Je vais susciter un partenariat entre Glovo et ma structure.

Quel est votre mot de fin ?

J’encourage mes sœurs à venir s’inscrire à Glovo.

Car c’est une application qui permet d’être indépendant et de gagner beaucoup d’argent.

RÉALISÉE PAR SAMUEL AMANI