KATIOLA/ 1ERE EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DES POTIERS DE COTE D’IVOIRE : UN LEVIER DE DEVELOPPEMENT

UNE IMAGE DE LA PREMIÈRE JOURNÉE DE L'EVENEMENT. PH.W.B
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Le Centre culturel de Katiola accueille depuis le jeudi 25 juin 2026, la toute première édition du Festival international des potiers de Côte d’Ivoire.

Porté par l’Association ‘’Les amis de la poterie Mangoro de Katiola’’, cet événement ambitionne de positionner la ville comme la vitrine mondiale de cet article ancestral.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités locales, administratives et des partenaires du projet.

Placée sous le Haut parrainage des chefs coutumiers du peuple Mangoro — El Hadj Koné Kounandi, Coulibaly Abou dit Kohbou et El Hadj Coulibaly Abou —, cette édition inaugurale s’articule autour d’un thème évocateur : « Argile, Héritage et Transmission ».

Au nom du ministre Thomas Camara, député-maire de Katiola, Koné Moussa, premier adjoint au maire, a exprimé la reconnaissance de la municipalité envers le Commissariat général du Festival.

Il a salué un dynamisme axé sur la sauvegarde de la poterie traditionnelle Mangoro.

« Cet événement, qui restera gravé dans les mémoires, est un acte fort qui valorise l’identité culturelle du peuple Mangoro et permet de redécouvrir des métiers ancestraux. C’est le point de départ d’une valorisation durable de notre patrimoine exceptionnel », a-t-il déclaré.

​L’élu a chaleureusement rendu hommage aux potières, qualifiées de ‘’braves femmes’’, avant de réaffirmer l’engagement de la mairie à soutenir les artisans, le tourisme et l’économie culturelle de la région du Hambol.

PLUS QU’UNE EXPOSITION : UN LEVIER DE DÉVELOPPEMENT

Pour Coulibaly Koroko Francis, Commissaire général du Festival et président de l’Association organisatrice, la portée de l’événement dépasse le cadre de la simple vitrine artisanale :

​« Ce festival est un projet de développement culturel, social et économique. Le thème “Argile, Héritage et Transmission” nous invite à réfléchir à la valeur de nos savoir-faire ancestraux. »

 ​M. Coulibaly a souligné que ce rendez-vous de trois jours se veut un espace de partage d’expériences, de mentorat et d’ouverture sur le monde.

 « Notre ambition est claire : faire de Katiola la capitale mondiale de la poterie traditionnelle », a-t-il affirmé avec optimisme.

Il a terminé son allocution en remerciant la Direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant pour son appui inestimable.

​Un message soutenu par Yao Adjoua Albertine, sous-préfet de Timbé, représentante de la préfète de région, Konan née Ohoulo Kouassi Bra Juliette. Saluant la forte mobilisation, elle a invité les partenaires économiques à accompagner durablement cette filière source de l’autonomisation pour les femmes locales.

COHESION, RYTHMES ET TRANSMISSION

La première journée a été rythmée par les prestations des troupes de danses traditionnelles Sénoufo, Tagbana et Mangoro, symboles de la cohésion intercommunautaire dans la région.

La danse de réjouissance Mangoro Yaha a particulièrement enthousiasmé le public.

Les potières ont offert des démonstrations techniques impressionnantes.

Mme Traoré, cadre de Katiola, s’est félicitée de cette initiative : « L’objectif est d’inciter la jeune génération à prendre le relais. La poterie Mangoro est un patrimoine familial ancestral majeur, c’est notre richesse. »

UN CARREFOUR D’ÉCHANGES SOUS-REGIONAL

La visite des stands a révélé la diversité des œuvres exposées par des artisans venus du Hambol, d’Odienné, de l’Iffou, du Poro, mais aussi du Burkina Faso.

La journée a été clôturée par un atelier d’initiation destiné aux enfants dans le quartier Mangoro, suivi de la projection d’un film documentaire.

​Au programme de ce vendredi 26 juin : un panel de réflexion sur la poterie africaine et des ateliers pratiques de modelage et de décoration.

Le Festival international des potiers s’impose déjà comme le nouveau rendez-vous culturel incontournable en Côte d’Ivoire.

W.B