GSMA : LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DÉFINIT LES PRIORITÉS MONDIALES POUR LA PROCHAINE ÈRE

GOPAL VITTAL, PRESIDENT DE GSMA. PH.DR
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LONDRES, le 13 octobre 2026 – Le Conseil d’administration de la GSMA s’est réuni la semaine dernière à New Delhi, en Inde, afin de définir les priorités pour la prochaine ère de la connectivité.

Beaucoup de choses ont changé depuis la dernière réunion du Conseil en Inde, il y a dix ans. Aujourd’hui, l’Inde est un leader de la connectivité mobile, avec 1,2 milliard de connexions actives, dont 450 millions en 5G, soutenant ainsi la croissance de son économie numérique.

Le Conseil d’administration de la GSMA a également eu l’occasion de rencontrer des représentants clés du gouvernement et de l’industrie, notamment le Premier ministre indien, Narendra Modi.

À l’échelle mondiale, les technologies et services mobiles ont généré 6 000 milliards de dollars de valeur économique en 2025, soit 6,4 % du PIB mondial.

Cette contribution devrait atteindre 11 300 milliards de dollars d’ici 2030. Alors que l’adoption de la 5G s’accélère sur différents marchés, les discussions ont porté sur la manière dont des structures de marché durables peuvent soutenir les investissements dans les nouvelles technologies et sur la façon dont les capacités avancées, notamment le network slicing (découpage du réseau), peuvent créer de la valeur pour l’ensemble de l’économie.

D’ici 2030, 57 % de l’ensemble des connexions mobiles devraient fonctionner en 5G. Les opérateurs devraient investir 1 200 milliards de dollars en dépenses d’investissement (CAPEX) entre 2025 et 2030 afin de développer et de moderniser leurs réseaux. Le déploiement rapide de la 5G en Inde a été présenté comme un exemple des progrès rendus possibles par des investissements soutenus et une ambition claire du marché.

Gopal Vittal, président du Conseil d’administration de la GSMA, a déclaré :

« En nous appuyant sur des normes mondiales et en favorisant la collaboration entre les marchés, nous pouvons accélérer l’innovation, renforcer la confiance et la résilience, et veiller à ce que les avantages de la connectivité soient accessibles partout dans le monde. L’adoption rapide de la 5G en Inde et le déploiement de ses infrastructures publiques numériques démontrent comment l’ampleur du marché, les talents et l’ambition peuvent favoriser une croissance inclusive et contribuer à façonner la prochaine ère de la connectivité. »

Quant à Vivek Badrinath, Directeur général de la GSMA, il s’est exprimé en ces termes : « L’Inde illustre concrètement les avantages des réformes politiques qui favorisent davantage d’investissements du secteur dans les infrastructures mobiles. En Inde comme dans le reste du monde, la connectivité mobile crée de nouvelles opportunités pour les entreprises, les communautés et les économies. La prochaine priorité consiste à transformer l’expansion rapide de la 5G en valeur concrète, tout en veillant à ce qu’un plus grand nombre de personnes puissent accéder à l’économie numérique et en tirer profit. Cela nécessitera des investissements soutenus, des politiques publiques favorables et une collaboration à l’échelle de l’ensemble de l’écosystème. »

INCLUSION NUMÉRIQUE, CONFIANCE ET RÉSILIENCE

L’élargissement de l’accès aux technologies numériques a constitué l’un des thèmes centraux de la réunion. Bien que 97 % de la population mondiale vive dans une zone couverte par le haut débit mobile, 3,4 milliards de personnes n’utilisent toujours pas l’internet mobile.

Les participants ont examiné les moyens permettant aux acteurs du secteur, aux gouvernements et à l’ensemble de l’écosystème des appareils de collaborer pour réduire cet écart d’utilisation, notamment dans un contexte où la crise de la mémoire entraîne une hausse importante du coût des smartphones d’entrée de gamme.

Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, le prix d’un téléphone d’entrée de gamme permettant d’accéder à internet représente, pour les 20 % les plus pauvres de la population, l’équivalent de 44 % de leur revenu mensuel moyen. Cette proportion atteint 76 % en Afrique subsaharienne.

Parmi les mesures envisagées figuraient des solutions de financement, des réductions fiscales ciblées et un renforcement de la collaboration tout au long de la chaîne d’approvisionnement des appareils, notamment avec les fournisseurs de mémoire et les fabricants de terminaux.

Le Conseil a également abordé la menace croissante que représentent les escroqueries à l’échelle mondiale. Le secteur mobile renforce les mécanismes de détection au niveau des réseaux, le partage de renseignements et les outils permettant d’identifier et de bloquer les communications frauduleuses. Toutefois, aucun secteur ne peut lutter seul contre cette menace.

Pour y répondre, la GSMA a fait de la prévention des escroqueries une priorité commune du secteur grâce à son programme United Against Scams. Celui-ci permet aux opérateurs de réseaux mobiles, aux partenaires technologiques, aux régulateurs et aux institutions financières d’unir leurs efforts pour lutter contre les escroqueries à l’aide de solutions concrètes.

Cette action est d’autant plus urgente que l’intelligence artificielle et les hypertrucages (deepfakes) créent de nouveaux risques pour la confiance du public, la participation économique et la réalisation des objectifs des pouvoirs publics.

LES NORMES MONDIALES ET L’INNOVATION AUTOUR DE LA 6G

La réunion a également porté sur la manière dont les différents marchés peuvent contribuer au développement de la 6G grâce à leur expertise, à leur capacité d’innovation et à leur propriété intellectuelle.

Les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur du maintien de normes mondiales et de la préservation des avantages collectifs que l’harmonisation internationale a permis d’obtenir dans le secteur depuis la 4G.

L’harmonisation du spectre est également essentielle pour garantir des économies d’échelle et une connectivité abordable. À la suite de l’identification de la bande supérieure des 6 GHz lors de la Conférence mondiale des radiocommunications de 2023 (CMR-23), des pays représentant plus de 80 % de la population mondiale soutiennent désormais son utilisation pour les services mobiles.

Cette bande peut permettre d’atteindre les largeurs de bande de canal de 200 à 400 MHz qui devraient être nécessaires à l’évolution des réseaux mobiles à l’ère de la 6G.

La GSMA est prête à mobiliser ses plateformes internationales pour soutenir les technologies et les innovateurs de l’ensemble de l’écosystème mobile, renforcer leur visibilité sur les marchés internationaux et faire progresser la collaboration en vue de la prochaine ère de la connectivité.

INFO : GSMA