Dans les restaurants, maquis et bars de Côte d’Ivoire, une dérive inquiétante s’installe, la clientèle est traitée avec mépris, comme si elle n’avait aucun droit. Ces lieux censés offrir détente et convivialité deviennent des espaces de brimades et d’arnaques.
Certains restaurateurs servent volontairement des mets insipides, malodorants, parfois impropres à la consommation.
Le client, pris au piège, est contraint de payer la facture sous menace de violences ou humiliations.
L’acte de manger, censé être un plaisir, se transforme en cauchemar.
L’ADDITION DES ABUS
Les pratiques tarifaires sont tout aussi scandaleuses.
Une boisson dont le prix est affiché à 1 000 FCFA, peut être facturée 100 000 FCFA.
Les clients qui n’ont pas pris soin de demander le prix avant consommation se retrouvent piégés par des factures exorbitantes, sans possibilité de recours.
Les ménagères, au marché, subissent des prix artificiellement gonflés.
Dans certains supermarchés, des aliments avariés ou périmés sont vendus en toute impunité.
Ces comportements mettent en danger la santé publique et fragilisent le pouvoir d’achat des familles.
Dans des maquis, bars et restaurants dont nous préférons taire les noms, des clients affirment avoir été brutalisés pour avoir contesté une addition jugée abusive, des boissons frelatées pouvant provoquer des intoxications graves, des prix qui varient selon l’humeur du gérant, sans affichage ni transparence.
L’APPEL À L’ACTION
Il est urgent d’interpeller les organes idoines chargés de la régulation et du contrôle des prix et de la qualité des produits alimentaires en Côte d’Ivoire.
Les méthodes de surveillance doivent être renforcées : contrôles réguliers des restaurants, bars et supermarchés ; sanctions exemplaires contre les contrevenants ; organisation des secteurs pour garantir des prix affichés et respectés ; mise en exergue des mesures correctives afin de protéger les consommateurs.
Ce n’est pas seulement une dénonciation, mais un cri du cœur.
Les autorités doivent agir pour que les espaces de restauration et de loisirs retrouvent leur vocation première, offrir des moments de plaisir et de convivialité, et non des « foutaises » qui humilient et appauvrissent les citoyens.
NIAMBA ULYSSE RICHARD