À Katiola, les engins à deux et trois roues règnent en maîtres absolus sur le réseau routier.
Travailleurs, commerçants, écoliers et élèves les empruntent quotidiennement pour rallier les quartiers et les établissements scolaires.
Dans ce secteur, l’incivisme routier est galopant.
Ignorance du code de la route, refus d’obtempérer, dépassements dangereux et conduite d’engins par des mineurs, sont désormais monnaie courante.
Face à ce constat, Koné B., président d’une organisation professionnelle agricole locale, s’est prononcé le jeudi 1er septembre 2026, lors d’une rencontre avec la presse locale.
Il a exhorté les autorités en charge des Transports et de la Sécurité routière à rendre obligatoire la détention du permis de conduire, catégorie A pour tous les conducteurs de motos et tricycles.
« Une formation préalable à l’auto-école permettra d’acquérir les réflexes élémentaires de sécurité. Il faut corriger la situation sans attendre, afin d’éviter le pire », a-t-il conseillé.
Alors que des milliers d’élèves se déplacent chaque jour avec ces engins, le manque de qualification des conducteurs constitue un danger pour les familles.
Si l’État a récemment intensifié sa politique de Sécurité routière par l’Opération « Tolérance Zéro » et l’obligation du port du casque, les acteurs locaux estiment que ce dispositif doit impérativement être appuyé par le permis A.
Sur le terrain, la situation est critique. Le vendredi 2 septembre 2026, sur la voie reliant le centre-ville à Konankaha Extension, la situation interpelle.
Sur cette piste non bitumée et rendue glissante par les pluies, les dépassements anarchiques provoquent régulièrement des chutes.
Des usagers vulnérables, notamment des femmes enceintes, se retrouvent directement exposés à ces imprudences.
FERMETÉ ET MOBILISATION COLLECTIVE, NÉCESSAIRES
Pour inverser la tendance, la mobilisation de tous s’impose.
Chefs traditionnels, leaders de jeunesse, ONG et Société civile sont appelés à unir leurs forces pour inciter les usagers à s’inscrire dans les auto-écoles.
Pour plusieurs personnes, la pédagogie doit être accompagnée d’une stricte application de la loi.
Coulibaly M., commerçant exerçant dans la commune a déclaré ceci :
« Tout conducteur d’engin à deux ou trois roues sans permis devrait voir son véhicule immédiatement mis en fourrière, avec obligation de présenter son document pour le récupérer. C’est la seule méthode pour amener chacun à se mettre en règle. »
À Katiola, l’urgence n’est plus à la simple mise en garde.
Seule une fermeté combinée des Forces de sécurité et une prise de conscience collective permettront de freiner cet incivisme.
K.K